Historique :
En 1994, la municipalité et son maire M. MAURIN décident de créer, au pied des douves, un jardin médiéval. Avec le concours du C.A.U.E (Conseil Architecture Urbanisme et Environnement) et de l’E.N.I.T.H (Ecole Nationale des Techniques Horticoles), les employés municipaux et des bénévoles vont travailler à concevoir ce jardin sur quelques 5000 m².
Jardin vient de l’ancien français « jart » issu du francique « gard » qui au Moyen Age désigne la clôture.
Dans les châteaux, au Moyen Age, le jardin est un salon de conversation et représente le Paradis Terrestre : un monde clos propice à la promenade poétique au milieu des couleurs, des senteurs et du chant des oiseaux, l’espace de l’amour courtois. Le jardin est ouvert sur le ciel et s’affirme comme un lieu privilégié où l’homme communique avec le soleil, les forces naturelles, le divin.
Muséographie :
La volonté à Bazoges est de restituer au mieux cet enclos ou règne l’harmonie ; le lieu où la famille seigneuriale vivait dès que le beau temps le permet, en période de paix.
Le jardin se compose de 16 carrés cernés de fascines de châtaignier, bois flexible et résistant du pays.
Les quatre premiers carrés de plantes potagères abritent le chou maritime, la mongette, le chervis, le cardon, le panais…
Les carrés suivants sont cultivés de plantes médicinales : l’angélique, la mauve, l’hysope, la sauge, qui soignent sous forme de tisanes, de cataplasmes ou inhalations toutes les maladies ou presque…
Les aromates occupent quatre autres carrés où l’on peut sentir et goûter la ciboulette, l’oseille, le romarin, la cive, l’aneth…
Les quatre derniers carrés concernent les plantes de sorcellerie, la mandragore fait frémir petits et grands, les anecdotes ne manquent pas autour des 7 plantes de la Saint Jean.
Dès le printemps, les visiteurs s’attardent près du triangle de fleurs à bouquet : les lys, les pivoines, les ancolies, les œillets, les centaurées rivalisent de couleurs.
Autour de la prairie, une petite roseraie composée de rosa alba, centifolia, moschata… est l’écrin embaumé du pigeonnier du XVIè siècle.
Au fond du jardin, sur le pré haut, les fruitiers d’espèces anciennes accueillent l’hôte fatigué qui peut s’allonger sur l’herbe. Les dames quant à elles s’assoient sur les bancs herbeux. Ce verger est le lieu de repos et de jeu.
Enfin, le berceau de vigne et la fontaine offrent la fraîcheur et l’ombre au visiteur.
Le pigeonnier (dans le jardin)
Historique :
Jusqu’à la Révolution, le pigeonnier est privilège de noblesse et signe de richesse. Plus le seigneur est riche plus le pigeonnier est grand.
Chaque nid (boulin) équivaut à une boisselée de terre. IL y a dans le pigeonnier 1980 boulins correspondant à 300 ha, approximativement, de terres arables (champ de blé, avoine,…). Les trois à quatre mille pigeons qui vivent ici vont se nourrir dans les champs des paysans et déciment leurs récoltent. Les rendements sont alors de 3 à 4 quintaux/ha (contre 70 quintaux en moyenne aujourd’hui). Il est interdit de tuer ces pigeons car ils appartiennent au seigneur.
L’échelle tournant autour du pivot central (à l’intérieur du pigeonnier) permet aux serviteurs de ramasser les œufs et ainsi réguler la population exubérante des volatiles. Une vingtaine de pigeons sont tués et apportés dans les cuisines seigneuriales une fois par semaine. Mais la grande corvée est le nettoyage continuel, en effet il faut enlever la fiente (colombine) ; celle-ci sert de guano pour engraisser les jardins et la vigne. C’est une source de rendement précieuse.
Les nids bouchés de pierres peuvent signifier la vente de terres. A1utant de boisselées vendues, autant de nids bouchés et de couples de pigeons tués. Ainsi le seigneur maintient-il l’équilibre d’un boulin pour une boisselée et ses pigeons, en théorie, se nourrissent sur ses terres.
Il n’y a pas de document prouvant une activité liée aux pigeons voyageurs à Bazoges.
Architecture :
Le pigeonnier ou fuie qui se trouve dans le jardin médiéval présente sur le fronton de la lucarne des armoiries (un demi soleil) et est daté de 1524. Il est de forme ronde avec un toit de tuiles écailles remaniées au printemps 1990 après son acquisition par la municipalité.
Il n’a reçu que peu de restauration. L’échelle mobile, la charpente de chêne et de châtaignier étaient en bon état ; seuls quelques boulins de pierre près du sol durent être réparés.
Du 1er février à Pâques et du 30 septembre au 31 octobre : ouvert tous les dimanches de 14h30 à 18h00.
De Pâques au 30 septembre ouvert tous les jours de 14h30 à 18h00.
Ouvert toute l'année sur réservation pour les groupes (15 personnes minimum).
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Adulte |
Enfant (8-16 ans) |
Groupe adulte |
Groupe enfant |
Jardin seul |
2,00€ |
gratuit |
1,50€ / pers |
1,00€ / pers |
Donjon et jardin |
4,00€ |
1,50€ |
3,50€ / pers |
1,00€ / pers |
Musée et jardin |
3,00€ |
1,00€ |
2,50€ /pers |
1,00€ / pers |
Ensemble |
6,00€ |
2,00€ |
5,00€ /pers |
1,50€ / pers |
Pour les groupes de plus de 15 personnes : gratuité pour les accompagnateurs
Formule famille : gratuité à partir du 3ème enfant payant.
Pour le musée : visite audio commentée
Pour le donjon et le jardin : visite guidée et libre
Renseignements et réservations au 02.51.51.23.10
E mail : tourisme.bazoges-en-pareds@voila.fr |