Toponymie :
CISTE : du latin cista qui signifie corbeille.
COUS : peuple vivant à cet endroit.
Historique :
Il y a 6000 ans…
Le peuple des Cous se sédentarise, l’endroit est propice. Le coteau ensoleillé domine les deux rivières poissonneuses qui ne s’appellent pas encore l’Arkanson et le Loing. Le site doit être giboyeux et sur cette hauteur le risque d’être surpris par les ennemis et les animaux dangereux est moindre.
Les villages ont aujourd’hui disparu, restent les monuments funéraires ; ce sont les premières traces du choix des hommes de vivre à Bazoges-en-Pareds.
En 1913, le docteur BAUDOUIN fouille une première fois la Ciste. Ce dolmen, le plus ancien de Vendée date de -4500 ans avant Jésus Christ. Il va receler les restes de quelques 150 squelettes humains inhumés à différentes périodes. Des offrandes ont été déposées devant son entrée: récipients en terre cuite, parures, armes de pierres polies...
En 1975, le site est fouillé une seconde fois par ROGER JOUSSEAUME, archéologue au CNRS et spécialiste du mégalithisme. C'est lui qui reconstitue le cairn, relève les dalles. Nous le citons ci dessous:
« Par son architecture et son plan, ce monument appartient à la première moitié du mégalithisme atlantique. Situé sur un bassin calcaire qui domine la confluence du Loing et de l'Arkanson, le dolmen des Cous appartient à un vaste ensemble de vestiges préhistoriques qui a bien souffert au cours des temps. Face à l'entrée du couloir subsistent les restes d'un imposant dolmen dit " les pierres folles" qui fut probablement un dolmen angevin.
Un peu plus à l'Est, de l'autre côté du chemin gît un bloc de granit qui peut avoir été un menhir aujourd'hui renversé. Au Sud, une bosse de terrain indique l'emplacement d'un autre dolmen à couloir complètement arasé. A une centaine de mètres au Sud-Est de notre monument, une autre bosse de terrain livra de nombreux ossements. Enfin, un menhir et le dolmen de la "Pierre Rousse" se dressaient au Sud du cairn. Peu de choses subsistent de nos jours, mais ces restes montrent l'ampleur de cette nécropole qui, si l'on en croie M. BAUDOUIN, aurait été beaucoup plus importante encore.
L’extraction de pierres pour l’empierrement des chemins vicinaux en permit la découverte en 1910. La chambre et le couloir furent vidés en quelques jours en 1913-1914, sous la direction de M. BAUDOIN et L. ROUSSEAU. Nous y avons effectué de nouvelles recherches pendant 10 semaines en 1974-1975.
Le monument se compose d’une chambre dallée pratiquement circulaire d’environ 4,50m de diamètre à laquelle on accède par un couloir long de 5m, ouvert à l’Est. Ce couloir avait à peu près 1m de large et devait être recouvert de dalles à environ 1,20m au dessus du sol. Ses parois sont constituées de dalles dressées, alternant plus ou moins régulièrement avec des murs en pierres sèches. Ainsi ces dalles internes forment un véritable parement et n’ont que peu d’utilité dans le maintien de la couverture. En fait, la couverture de la chambre était formée par des dalles plates, entassées, débordant légèrement l’une et l’autre au point de réaliser un encorbellement. »
Le dolmen des Landes
Situé aujourd’hui à quelques dizaines de mètres de la départementale 949 bis le dolmen des Landes appartient à la famille des dolmens de type angevin datés entre -4000 et -3000 ans avant Jésus Christ.
Il surplombe la vallée du Loing et faisait partie d’un vaste enclos composé de trois menhirs à ses côtés et de quelques autres au pied de la colline.
Pendant des siècles, ce dolmen a servi de bergerie. Il ne reste de ce sanctuaire néolithique que le squelette de gros blocs de granite. Ces énormes pierres étaient à l’origine recouvertes d’un immense tumulus. |